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QUESTIONS - REPONSES


COMMENT GÉRER LES CAPRICES, PARFOIS TROP FRÉQUENTS, DE SON ENFANT ?

Les enfants traversent souvent des périodes d’opposition pour tester la résistance de leurs parents, c'est assez fréquent. La solution pour endiguer ces “caprices” pourrait peut-être de répondre par une attitude indifférente. Réagir conforte certainement les enfants dans le pouvoir qu'ils ont. Ils risquent de se sentir très déstabilisés si l’on ne réagit plus autant à leurs provocations. On peut les prévenir que leur attitude opposante ne nous intéresse pas, et que l’on préfère l'autre petite enfant qui est en eux. Cela leur permettra d'entrevoir une porte de sortie, et de ne pas perdre la face.


POURQUOI UN ENFANT SUPPORTE-T-IL MOINS BIEN L’AUTORITÉ À LA MAISON, QUAND IL RENTRE À L’ÉCOLE PRIMAIRE ?

Quand un enfant entre en CP, il cherche sa place en société et sa nouvelle place en famille. Surtout, si on lui a répété qu'entrer au CP, supposait de devenir grand. Il est souhaitable qu'il n'y ait pas trop d'écart entre la vie à l'intérieur, à la maison, et la vie à l'extérieur. La vie en groupe exige beaucoup de maîtrise d'un jeune enfant, qui doit apprendre à respecter les consignes valables pour tous. Peut-être serait-il bon d'assouplir momentanément les exigences ou les règles de vie à la maison, afin que la pression sur lui ne soit pas trop grande. On pourra les réadapter progressivement par la suite. Un enfant se comporte souvent différemment à l'école et à la maison, où les enjeux ne sont pas les mêmes.


QUE FAIRE QUAND ON AIME TROP SON ENFANT, À TEL POINT QU’IL DÉCIDE DE TOUT ?

Le rôle de l'enfant n'est pas de profiter de son pouvoir sur les adultes. La réalité le lui enseignera très vite. Et c’est lui faire le plus grand tort que de le laissant très tôt tout décider à la place de ses parents. Cette attitude peut produire des enfants manipulateurs et inadaptés à la société. Mais s’il a un jour des frères et sœurs, cela sera bon pour lui et il apprendra très vite à partager et à laisser une place à l'autre.


PEUT-ON APPRENDRE À UN ENFANT À SE FIXER SES PROPRES LIMITES ?

Ce peut être un modèle pour beaucoup d'enfants responsables et capables de s'assumer. Pour d'autres enfants, plus immatures, cette attitude éducative ne conviendrait pas. Elle leur paraîtrait trop floue et assez insécure. L'éducation consiste justement à s'adapter au plus près au caractère de chaque enfant. Il s'agit donc d'un ajustement et d'une adaptation progressive, peut-être tâtonnante au début, mais au bout du compte, constructive. Chaque enfant est singulier, l'éducation consiste à respecter cette singularité.



Propos recueillis sur le site psychologies.com

Etty Buzyn est psychanalyste et psychologue clinicienne. Elle forme également des professionnels de la petite enfance. La difficulté qu'éprouvent certains parents à asseoir leur autorité est un thème qui revient fréquemment dans l'intimité de son cabinet.



UN ENFANT JEUNE EST-IL PRÉDISPOSÉ À APPRENDRE DIFFÉRENTES LANGUES ?

« J’envisage d’inscrire mon fils de 3 ans à un cours d’éveil aux langues. Mais j’ai peur qu’il ne soit encore un peu jeune. Est-il prédisposé à apprendre une autre langue malgré son âge ? »

Oui, en un sens. Il ira plus loin dans son apprentissage. Il intégrera mieux ses fondamentaux et maîtrisera davantage les éléments techniques qui posent parfois problèmes aux adultes – accents, vocabulaires, etc. Plus il baignera tôt dans cette seconde langue, et plus celle-ci lui deviendra évidente… comme un réflexe… quelque chose d’inné qui lui viendra tout seul.

Barbara Abdelilah-Bauer, auteur de « Le Défi des enfants bilingues » aux éditions La Découverte.


LA MUSIQUE EST-ELLE INDISPENSABLE À L’ÉVEIL DE L’ENFANT ?

« J’aimerais sensibiliser mes enfants à la musique car je pense que c’est un vrai atout pour leur éveil. Ai-je raison ? »

Chez les enfants, la musique est un puissant vecteur de découverte : découverte de l’esthétique, du rythme, de la mélodie… mais aussi de découverte de soi. La musique crée des sensations nouvelles, imprécises. Elle interroge les affects, le ressenti. Par ailleurs, la pratiquer inculque à l’enfant une bonne dose de rigueur. Comme l’alphabet, le solfège est un système métrique très sophistiqué qui aide l’enfant à s’organiser et à mémoriser.

Lyonel Rossant, pédiatre, enseignant dans les écoles d’infirmières, auteur de « L’éveil psychomoteur du jeune enfant » aux éditions PUF.


MON ENFANT EST NERVEUX, QUEL SPORT PEUT-IL PRATIQUER?

« Noah est un petit garçon très dissipé et j’ai parfois du mal à canaliser toute son énergie et sa nervosité. Quels sports peuvent lui convenir ? »

Il est préférable de l’orienter vers des activités physiques à règles fixes, à l’instar du football ou du rugby. L’enfant s’y dépense tout en apprenant la maîtrise de soi et le respect des autres… sous peine d’être expulsé, puni ou blâmé. Les sports de combat lui permettront également de se dépenser de façon disciplinée, équilibrée et construite.

Michel Binder, pédiatre et médecin du sport, auteur de « Quel sport pour quel enfant ? » aux éditions Marabout.


MON ENFANT EST TIMIDE, RÉSERVÉ. QUELLES ACTIVITÉS LUI FAIRE FAIRE ?

« Mon petit dernier est très renfermé sur lui-même, n’ose pas aller vers les autres. J’aimerais qu’il prenne confiance en lui et j’ai pensé à l’inscrire dans un club. Quel genre d’activités lui conviendrait ? »

De préférence des activités collectives qui favoriseront sa socialisation. Par exemple l’athlétisme, la danse ou les sports d’eau. L’enfant timide pourra y apprendre les fondamentaux de l’esprit d’équipe tout en s’exprimant dans l’anonymat d’un groupe.

Michel Binder, pédiatre et médecin du sport, auteur de « Quel sport pour quel enfant ? » aux éditions Marabout.


DOIT-ON SYSTÉMATIQUEMENT ÉCOUTER LES DÉSIRS DE SON ENFANT ?

« Ma fille choisit ses activités extra-scolaires toute seule mais je ne suis pas sûre que cela soit judicieux. Puis-je la guider ou bien est-ce seulement à l’enfant de sélectionner ce qui lui plait ? »

Non. Le laisser choisir de façon systématique est un aveu d’impuissance. Même s’il est une personne, un enfant a besoin de conseils et de règles érigées par un adulte. D’autant que ses désirs ne sont pas toujours motivés par sa raison. Parfois, ils sont mimétiques – je veux faire du foot comme mon copain –, parfois ils sont le produit de notre culture pub qui pousse sans cesse à la séduction et à la consommation. Pour s’y retrouver, l’enfant a besoin d’un guide. Ses désirs sont à prendre en compte, à condition qu’ils soient fondés et réfléchis.

Didier Pleux, docteur en psychologie, directeur de l’institut de thérapie cognitive, auteur de « L’enfant roi à l’enfant tyran » aux éditions Odile Jacob.

QUELS SONT LES AVANTAGES DES MOMENTS OÙ VOTRE ENFANT « NE FAIT RIEN ? »

Ne jamais laisser un enfant inactif comporte des risques clairement reconnus par les psychothérapeutes.

Il a besoin de créativité, il a droit au rêve, à la curiosité, à la découverte de sa personnalité. Tout cela est essentiel pour qu'il devienne un adulte équilibré.

Les moments de passivité sont les seuls instants au cours desquels l'enfant peut se dégager de l'emprise de l'adulte. C'est une pause privilégiée, un espace de liberté dans lequel le petit se retire quand la réalité devient trop pesante. Cette attitude passive lui apporte de grandes richesses.

IL DÉVELOPPE SON IMAGINAIRE.

Votre enfant s'invente des histoires qu'il mettra en scène par la suite dans ses jeux.

Or, c'est grâce à l'imaginaire que nous pouvons nous adapter, innover, créer, inventer face à une situation inconnue.

IL CONSTRUIT SA PERSONNALITÉ

Car il écoute sa petite voix intérieure. Il apprend à faire silence et à s'écouter. Il réfléchit sur les événements positifs et négatifs qui lui sont arrivés et fait le bilan.

Il apprend ainsi à se remettre en question.

IL SE RASSURE CAR IL S'INVENTE UN MONDE À LUI.

Il prend le temps de fouiller dans ses coffres, d'observer sa chambre, ses posters, ses jouets...

C'est cet univers qui lui appartient et qui lui sert de refuge en cas de déstabilisation.

IL SE REPOSE ET SE DÉTEND.

Cela peut sembler évident, cependant dans des emplois du temps souvent surchargés, les enfants n'ont pas toujours le loisir de faire le vide en dehors des heures de sommeil.

Or, cela est nécessaire pour recharger les batteries physiques mais aussi mentales. Le cerveau a besoin de repos pour être efficace.


Questions tirées du site : http://www.psychoenfants.fr/


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