Retour

Développement de l’enfant

L'enfant avant 2 ans L'enfant de 2 à 4 ans L'enfant de 4 à 6 ans Médias Jeux Commentaires

www.maternecole.com - Copyright © Juin 2012 - Tous droits réservés - Webmaster: Dorian

L’équipe de Maternécole: Laetitia, Isabelle et avec la participation d’ Angie - E-mail: contact@maternecole.com

Questions-Réponses Recettes Liens utiles La Boutique

Plan

du

site

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par e-mail Partager sur Google Bookmarks

COMMENT AIDER MON ENFANT A MIEUX TOLERER LES FRUSTRATIONS ET A GERER SES COLERES


Les crises de colère des enfants amènent souvent les adultes à la limite de leur tolérance et de leur compétence. Si les crises de colère peuvent être plus facilement tolérées chez les très jeunes enfants, elles peuvent susciter hargne, tristesse et désarroi lorsque celles-ci deviennent monnaie courante. La persistance des crises de colère est souvent liée à l’impulsivité des enfants et à des problèmes d’autocontrôle (maitrise de soi). L’enfant impulsif a particulièrement de la difficulté à tolérer les frustrations et à maîtriser son émotivité.

Il recherche souvent la gratification immédiate de ses désirs ou de ses besoins et éprouve des difficultés à accepter les contraintes imposées.

Ainsi, les problèmes de maîtrise de soi de l’enfant pourront entraîner la désobéissance aux demandes raisonnables de l’adulte, la violation de certaines règles établies ou des conflits avec son entourage. La difficulté à maîtriser son émotivité peut nuire considérablement à l’adaptation sociale de l’enfant si nous n’intervenons pas précocement


Mieux comprendre la gestion des émotions


 Jean Cottraux définit l’émotion comme «une réponse comportementale et physiologique, brève et intense » L’émotion est brève, ne dure que quelques secondes et renvoie à une intensité.

Prenons l’exemple d’un enfant dont un camarade vient de faire tomber le pot de crayons (événement). Si l’enfant interprète cet événement comme une attaque (« il l’a fait exprès »), il peut ressentir de la tension et de la colère (excitation), et se concentrer sur la façon dont il va réagir à l’événement, par exemple se venger. Par contre, s’il interprète cet événement comme un accident (« il ne l’a pas fait exprès »), il est possible qu’il adopte une attitude plus conciliante.


Si l’enfant présente des problèmes à gérer ses frustrations et sa colère uniquement dans certaines circonstances (par exemple, avec les membres de sa famille), ce n’est probablement pas un problème réel de maîtrise de soi (Bloomquist, 2006). Il se peut que ce soit lié davantage à un problème de désobéissance ou à un conflit non résolu.


Si l’enfant éprouve des difficultés à tolérer toute frustration ou s’il fait des accès de colère qui semblent non proportionnés à la situation et qui se produisent dans différents milieux (maison, école, voisinage, etc.), les différentes stratégies proposées plus loin permettront de l’aider à mieux gérer ses frustrations et sa colère (par exemple, l’utilisation de la respiration pour se calmer) (Sukhodolsky, Kassinove et Gorman, 2004).


Plusieurs enfants impulsifs, en particulier les enfants du préscolaire, peuvent avoir des capacités langagières limitées. C’est pourquoi il faut donner du sens à l’émotion ressentie par le jeune qui n’a peut-être pas encore le vocabulaire nécessaire pour exprimer ce qui se passe à l’intérieur de lui. L’accompagnement éducatif des émotions vise à l’aider à mettre des mots sur ses frustrations. Le fait de comprendre nous-mêmes ce qui irrite l’enfant permettra de lui suggérer des solutions de rechange à ses éclats d’humeur. Avec les enfants plus vieux, on pourra leur montrer à utiliser le message « je » pour exprimer leur frustration de façon plus appropriée


Pour gérer sa colère, il faut d’abord reconnaître que l’on est en colère. Il existe trois types de signaux : les signaux corporels, les signaux liés aux pensées et les signaux liés aux actions (comportements). L’enfant doit apprendre à reconnaître ses propres signaux de colère et ce qui déclenche ses accès de colère. Si l’enfant éprouve des difficultés à reconnaître ses propres signaux de colère, nous  pouvons l’inciter à se rappeler une situation vécue il y a peu de temps où il a ressenti de la colère ou encore lui mimer des expressions de colère qu’il observe souvent


Quand l’enfant a appris à reconnaître ses signaux de colère, on peut lui montrer des moyens de réduire les tensions physiques ou psychologiques liées à celle-ci. On peut entraîner l’enfant à des techniques simples de relaxation liées au contrôle de la respiration, à des méthodes pour diriger l’attention ailleurs, ou à des moyens de se défouler sainement. L’utilisation de ces stratégies permet à l’enfant de ne pas être envahi trop longtemps par l’émotion négative et de pouvoir ainsi passer à autre chose.


L’enfant qui éprouve des problèmes de gestion de la colère interprète souvent de façon erronée les événements qui lui arrivent et attribue des intentions malveillantes pour des situations souvent accidentelles, bénignes ou ambiguës. Il s’agit d’aider l’enfant à décoder les indices sociaux d’une situation et à envisager différentes intentions possibles derrière les actes des autres personnes.